Article extrait de easybourse.com
Olivier Hensgen, DOW JONES NEWSWIRES PARIS (Dow Jones)
Les opérateurs de téléphonie fixe Iliad (403591.FR), Neuf Cegetel (416607.FR) et le câblo-opérateur Numericable ont déposé auprès
de la banque Calyon des offres indicatives de rachat pour la filiale française de Telecom Italia (TI), Alice France, ont indiqué à Dow Jones Newswires plusieurs
sources proches du dossier.
Selon une source, les offres dépasseraient 800 millions d'euros.
Bouygues (12050.FR), qui avait officiellement indiqué regarder le dossier, n'a pour sa part pas fait d'offre, selon plusieurs sources proches du dossier, ce qui devrait l'exclure
de la suite du processus de vente.
Les candidats sélectionnés par Calyon vont désormais étudier les due-diligence (audits préalables) d'Alice avant de formuler des offres fermes, qui pourraient être déposées "dans
environ un mois", a indiqué une source.
Alice représente la dernière base d'abonnés disponible sur le marché français de l'internet à haut débit, désormais structuré autour de quatre acteurs - France Telecom (FTE.FR), Numericable, le
consolidateur du câble français, Neuf Cegetel, en cours de fusion avec SFR, et Iliad, la maison-mère de Free.
A fin 2007, Alice comptait 901.000 abonnés ADSL (et plus de un million de clients au total). Moins de la moitié de ses abonnés sont dégroupés, ont précisé deux sources à Dow
Jones Newswires. Les abonnés dégroupés, qui n'ont plus de lien avec France Télécom, sont plus rentables que les abonnés non dégroupés.
Alice reste fortement déficitaire. Le fournisseur d'accès a enregistré en 2007 des pertes opérationnelles de 191 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 394 millions d'euros. En 2006, les
pertes d'Alice était légèrement supérieures, de 198 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 310 millions d'euros.
Du fait de ses pertes récurrentes, Alice détient un actif appréciable pour un opérateur bénéficiaire : ses pertes reportables, qui s'élevaient à 1,2 milliard d'euros avant la clôture de
l'exercice 2007, selon deux sources proches du dossier.
Iliad et Numericable n'ont pas pu être joints pour apporter un commentaire. Bouygues Telecom n'a pas souhaité commenter. Neuf Cegetel a renvoyé aux déclarations récentes de son PDG Jacques
Veyrat, selon lesquelles Neuf "fait partie des sociétés qui regardent".
Telecom Italia n'a pas souhaité commenter.
-Olivier Hensgen, Dow Jones Newswires; +33 (0)1 40 17 17 40; olivier.hensgen@dowjones.com
Article extrait de mitinews.info
Numericable semble fermement résolu à devenir un acteur majeur des télécoms français, ne se contentant plus de son seul rôle de câblo-opérateur.
Ainsi, le successeur de Noos dans son fonds de commerce a annoncé, lors du Conseil européen du FTTH (fiber to the home), qui s'est déroulé les 27 et 28 février à
Paris, qu'il viendrait prochainement compléter son catalogue de services avec une offre ADSL. Mais, ô surprise : Numericable entend être aussi acteur de la téléphonie mobile
!
Pour y parvenir, Numericable s'appuiera sur des partenaires, à l'instar de Completel, d'une part, (un opérateur racheté en juin dernier par Altice et
Cinven, tous deux logés au sein des mêmes fonds d'investissement qui actuellement contrôlent le câblo-opérateur) et de Bouygues Télécom, d'autre part, avec qui il a
signé un accord MVNO (mobile virtual network operator) donc d'opérateur virtuel l'an dernier.
Notons au passage que le câblo-opérateur avait été écarté par Orange et SFR.
Article extrait de degroupnews.com
Brève rédigée le 04/03/2008 à 12h47 par Charles P.
France Télécom
n'aime pas la fibre de Numericable
La course à la fibre optique commence à prendre de la vitesse. Numericable a réussi à positionner son offre de façon assez agressive depuis quelques mois avec son
accès à 100 Megas. Alors que les FAI présents dans le monde de l'ADSL ont encore du mal à
donner une visibilité à leurs prochaines offres à 100 Mb/s, le câblo-opérateur semble avoir pris de l'avance en terme de communication.
Justement, l'aventure médiatique de Numericable n'est pas du goût de France Télécom qui vient de porter plainte contre le câblo-opérateur. Pour l'opérateur historique, Numericable ne
devrait pas utiliser le terme « fibre optique » pour décrire la technologie qu'il utilise.
Il est vrai que l'offre de Numericable, même si elle est basée sur de la fibre optique, ne s'apparente pas à du FTTH, fibre jusqu'à l'abonné. Il s'agit de FTTLA, le coaxial prenant le relais
entre l'amplificateur et l'abonné.
Quoiqu'il en soit, même si l'offre en FTTLA est plus limitée en développement que le FTTH (en terme de débits à venir et de gestion d'infrastructures), le mérite de Numericable dans
cette histoire est d'avoir engagé la course à la fibre optique, là où les FAI s'endormaient un peu. Les grands noms de l'ADSL (Orange,
Neuf et Free) peinent encore à développer leurs offres en fibre optique au grand public à cause de la lenteur du déploiement, et Numericable aimerait
beaucoup profiter de ce laps de temps pour se faire un nom dans les accès à 100 Mb/s grâce à une visibilité renforcée.
France Télécom, habitué
des positions de leader dans le domaine des télécoms (ADSL, mobile), voit ici la situation lui échapper au profit de Numericable, dont
l'image a subi un lifting de choc pour devenir « totalement hype » : spots TV rythmés par la musique de Justice, logo plus épuré, couleurs flashy...
Fibre ou pas fibre, la justice aura le dernier mot dans cette histoire... Espérons seulement que, dans l'ombre, le déploiement de cette tant attendue fibre optique s'accélère.
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